Le résumé du projet

Programme : Construction des Archives Départementales de l’Isère
Phase : Lauréat concours Juillet 2016 – Phase PRO en cours
Maître d’Ouvrage : Département de l’Isère
Architectes : CR&ON Architectes (mandataire), D3 Architectes
Mission
 : Base + Exé

Bureaux d’Etudes : ARTELIA – Structure, Fluides / CYPRIUM – Économie / SQUARE PAYSAGE – Paysagiste / ALTIA – Acoustique / FONDASOL – Géotechnicien / CAD@WORK – BIM Manger
Surface : 15 000 m² SP
Montant des travaux : 24.5 M€ HT

 

Les Archives de l’Isère interprète trois projets de territoires qui lui apportent les arguments de son organisation et de son architecture : celui du département, celui du campus et celui des archivistes.
La volumétrie des Archives exprime cette organisation et la logique structurelle qui la construit. Quatre blocs de magasins encastrent des césures verticales vitrées apportant la lumière naturelle, sans ensoleillement direct. Ces masses imposantes répondent à la densité du programme qu’elles accueillent et celle des charges qu’elles reprennent. Elles sont habillées d’une peau de béton ocre gris, marquée d’une texture horizontale qui évoque deux dimensions de l’imaginaire du projet : le calaire et le papier.

 

Les trois cercles du territoire

1. Le territoire de l’Isère, paysage calcaire, ressources locales, système constructif et architecture

L’Isère offre ses caractéristiques géologiques, la présence de ses massifs calcaires, la stratification très graphique des lits de matière qui les ont formés, la lecture des mouvements qui les ont déformés et un panel de couleurs, entre gris et ocre. Cette plastique particulière qui encadre le bassin grenoblois, est celle qu’adopte notre projet pour traiter les magasins, volumes imposants, texturés de lignes horizontales aux couleurs du paysage minéral qui les entoure, correspondance de matière et corrélation des échelles et des masses qui se font face.

2. Le territoire du campus,
paysage végétal,
matière minérale

Urbanisme et architecture produisent un territoire spécifique de l’agglomération. Le projet des Archives milite pour cet engagement et reprend ses arguments : de la densité posée sur un paysage vert, les masses décollées du terrain, portées par les pilotis qui offrent la transparence du niveau du sol. Les Archives sont formées de quatre blocs compacts de magasins de béton matricé, assemblés par des césures de verre et de lumière, posés sur une plaque qui libère un rez-de-chaussée ouvert et transparent.

3. Les territoires du process, consultation et conservation, mouvements et frontières

Le programme des Archives instaure ses propres territoires : celui de la médiation et celui de la conservation. Dans chacun de ces deux secteurs, des circulations verticales créent le lien avec les magasins installés dans les niveaux supérieurs. Le projet assemble ces deux entités autour de la rue intérieure, lieu d’accueil ouvert au public qui commande l’accès aux espaces de consultation et à la salle de conférence.

La rue intérieure, le spectacle du mouvement des documents

La rue accueille les visiteurs à ses deux extrémités, Nord et Sud, et propose l’accès à toutes les fonctions ouvertes au public, toutes implantées sur le rez-de-chaussée. Sauf invitation spécifique ou visite, les visiteurs n’ont pas accès aux étages. La rue est néanmoins en contact avec les actions de conservation. Dans les étages, l’atrium qui s’élève en son centre est bordé des circulations qui desservent les magasins. Le fonctionnement des Archives s’y met en scène, visible depuis le rez-de-chaussée.

La salle de lecture, espace de consultation des ouvrages

La salle de lecture est accessible et visible depuis la rue intérieure. Elle offre un volume en double hauteur, expression du caractère exceptionnel d’une séance de travail aux Archives. Le bandeau haut vitré diffuse la lumière naturelle très profondément dans la salle. Les vitrages qui descendent au sol s’ouvrent sur le paysage. Environnement calme et ambiance sereine à la chaleur du mobilier bois.

Axonométrie

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